Ça s’est passé un 2 octobre
Le savant du voyage s’arrête à Avon
Le 2 octobre 2011, le géographe Georges Cazes meurt à Avon. Il avait 70 ans.
Né à Bagnères-de-Luchon, il a passé sa carrière à prendre au sérieux un sujet que l’université regardait de haut : le tourisme. Les vacances, les voyages, les lieux qu’on visite et ce qu’ils deviennent quand on les visite.
Avec quelques autres, il en a fait un vrai domaine d’enseignement et de recherche. Il a présidé de 1985 à 1994 l’association qui réunit les spécialistes francophones du tourisme.
Un savant du voyage, dans une ville qui reçoit des visiteurs du monde entier depuis des siècles.

Cinq ans de mer, et une idée qui va tout changer
Le 2 octobre 1836, le HMS Beagle jette l’ancre à Falmouth, en Cornouailles. Il était parti de Plymouth le 27 décembre 1831. Près de cinq ans autour du monde.
À bord, un jeune naturaliste de 27 ans rentre avec des caisses de spécimens et des carnets pleins. Il s’appelle Charles Darwin.
Vingt-trois ans plus tard, ces carnets deviendront « L’Origine des espèces ».

Le capitaine qui prévoyait la pluie
Le marin qui ramène Darwin à Falmouth ce 2 octobre 1836 s’appelle Robert FitzRoy. Il commande le Beagle pendant tout le voyage.
Sa deuxième carrière est moins connue. Devenu chef du tout nouveau service météorologique britannique, l’ancêtre du Met Office, il publie dans le Times, le 1er août 1861, la première prévision météo destinée au public.
La prochaine fois que vous regardez le temps qu’il fera demain, pensez au capitaine du Beagle.

Chaque vendrediLa semaine d’il y a cent ans
Chaque vendredi, nous ouvrons le numéro que les habitants lisaient exactement cent ans plus tôt.
D’après L’Abeille de Fontainebleau, hebdomadaire fondé en 1835.
Numéro du vendredi 1er octobre 1926
La forêt brûle déjà, à l’automne 1926
L’été 1926 a été très sec, et L’Abeille fait le compte : une vingtaine de feux en forêt depuis le début de la saison. La plupart éteints vite. Deux ont compté.
Environ 70 hectares d’abord, du côté de Trappe Charrette, de la Touche aux Mulets et des Grands Feuillards. Puis, le mardi matin, environ 25 hectares dans la plaine de Macherin. Il faut une soixantaine de fantassins et une vingtaine d’artilleurs, menés par les forestiers, pour en venir à bout en fin d’après-midi. La chaleur était telle que « le vernis des casques des soldats fondait ».
Le journal plaide pour une deuxième camionnette pour les gardes, 20 000 francs plus 5 000 d’entretien. Son calcul : un arbre vaut 25 francs, sauver mille arbres rembourse la camionnette. Et il cite les forestiers : un incendie « est en général facile à maîtriser, si on le combat dans la première heure ».
Cent ans plus tard, le feu parti le 12 juillet 2026 dans les Trois Pignons a parcouru près de 2 000 hectares, près d’un dixième du massif.

Un treizième facteur, à bicyclette
Fontainebleau crée un treizième poste de facteur. Le nouveau fera sa tournée à bicyclette, parce que la ville s’étend : boulevard Magenta, la Fourche, la plaine de la Chambre, le bas de la rue Adam Salomon. Les maisons neuves s’éloignent du centre, le courrier doit suivre.
Le train du dimanche joue les prolongations
Les Parisiens viennent si nombreux chaque dimanche visiter le château et la forêt que le train spécial à prix réduit, prévu jusqu’au 19 septembre, continue de rouler. Départ de Paris à 7 h 30, 20 francs l’aller-retour en deuxième classe pour Fontainebleau, 23 pour Thomery et Moret.