L'histoire, le lieu, l'esprit. Tout ce qu'il faut savoir avant d'y aller, et tout ce qui rend la chose si particulière.

Édition 2026 : from 25 to 28 June 2026, Prairie du Bois d'Hyver, Parc du Château de Fontainebleau. À l'affiche : Asaf Avidan, Cory Wong, MEUTE, Thee Sacred Souls, José James, Youn Sun Nah, et toute la grande famille du jazz manouche autour de Stochelo Rosenberg. Programme complet et billetterie de l'édition 2026.

Il y a peu d'événements en France dont on peut dire qu'ils tiennent dans un seul nom propre. Le Festival Django Reinhardt en fait partie. On ne dit pas « le festival de jazz de Fontainebleau » : on dit Django. Et tout le monde comprend.

Pourtant, derrière ce nom évident, il y a une histoire qui a presque soixante ans, un déménagement compliqué, une rivière qui déborde, un cimetière qui reçoit des guitaristes du monde entier, et une petite ville de Seine-et-Marne qui s'est retrouvée, sans trop l'avoir cherché, à devoir transmettre l'héritage d'un des plus grands musiciens du vingtième siècle.

Cette page raconte tout ça. Le festival, bien sûr, ses dates, son public, son ambiance. Mais aussi l'homme avant le festival, le village où il a posé sa roulotte, l'auberge où il jouait au billard, et la façon dont une simple soirée entre amis en 1968 est devenue, étape par étape, le grand rendez-vous mondial du jazz manouche.

Et si vous cherchez juste les infos pratiques de l'édition de l'année, le sommaire en bas à droite vous y emmène directement.

Django Reinhardt, l'homme avant le festival

Détail d'une main jouant la pompe manouche sur une guitare Selmer-MaccaferriAvant d'être le nom d'un festival, Django Reinhardt a été un guitariste. Et pas n'importe lequel.

Jean Reinhardt naît le 23 janvier 1910 dans une roulotte stationnée à Liberchies, en Belgique. Sa famille est sinté, communauté qu'on appelle plus communément manouche en France. Il grandit sur les fortifications de Paris, du côté de la porte de Choisy puis de la porte d'Italie, dans cette périphérie de roulottes que Paris tolérait avant de la repousser plus loin. À douze ans, il découvre le banjo-guitare chez un oncle. À dix-huit, il joue déjà dans les cabarets, et le premier disque est gravé.

Puis vient la nuit du 26 octobre 1928. Un incendie dans la roulotte, à Saint-Ouen. Des fleurs en celluloïd qui s'enflamment au contact d'une bougie. Sa femme s'en sort. Lui reste dix-huit mois à l'hôpital avec une jambe brûlée et une main gauche dont l'annulaire et l'auriculaire resteront définitivement paralysés. Les médecins lui annoncent qu'il ne pourra plus jouer. C'est l'inverse qui se produit : il invente une technique à deux doigts, qu'aucun guitariste n'avait jamais utilisée avant lui, et qu'aucun ne reproduira jamais vraiment.

En 1934, il fonde avec Stéphane Grappelli le Quintette du Hot Club de France. C'est le premier groupe de jazz européen qu'on prend au sérieux à Chicago et à New York. Coleman Hawkins, Benny Carter, Rex Stewart, tous les grands Américains qui passent par Paris cette décennie-là le cherchent pour enregistrer avec eux. Pendant l'Occupation, il reste en France et grave Nuages en 1940, qui devient un standard. En 1946, il traverse l'Atlantique pour jouer avec Duke Ellington : la rencontre est tiède, Ellington ne sait pas trop quoi faire de lui, Django repart un peu déçu.

Comment Django est arrivé à Samois

En 1951, il achète une maison rue du Bas-Samois, à Samois-sur-Seine, juste au nord de Fontainebleau. Il a quarante et un ans, un fils, Babik, né en 1944, et l'envie de se poser un peu. Il s'installe au bord de la Seine, fréquente l'auberge Chez Fernand qu'il utilise comme quartier général, et y développe une vie qu'on associe rarement aux génies de la guitare.

Django à Samois, le quotidien d'un mythe. Il joue au billard au Billard Club Samoisien. Il peint à la gouache. Il pêche à la ligne dans la Seine. Il continue de jouer beaucoup, avec une bande de jeunes boppers français cette fois (Pierre Michelot, Martial Solal, Roger Guérin) qu'il guide vers ses propres terres harmoniques. L'inventeur du jazz manouche finit ses jours à pêcher le gardon et à ranger les boules de billard. C'est peut-être ce qui rend le lien Samois-Django si particulier : c'est un lien de quartier, pas un lien de musée.

Il vit à Samois deux ans à peine. Le 16 mai 1953, après une longue marche au soleil, il s'assoit à la terrasse de Chez Fernand pour reprendre son souffle. Il y est victime d'une hémorragie cérébrale et meurt à l'hôpital de Fontainebleau. Il a quarante-trois ans. Son dernier enregistrement date d'à peine cinq semaines plus tôt, et c'était sa première session avec un pianiste, Martial Solal, qui en garde un souvenir bouleversé.

Il est enterré au carré V du cimetière communal de Samois-sur-Seine. Sa femme Sophie l'y rejoindra en 1971, son fils Babik en 2001, son frère Joseph dit Nin-Nin aussi. La tombe est devenue, sans plan, sans signalétique, sans subvention culturelle, l'un des lieux de pèlerinage les plus authentiques de la musique européenne. Des guitaristes manouches viennent des Pays-Bas, d'Allemagne, de Hongrie, d'Italie, des États-Unis, et y déposent leurs instruments le temps d'un bœuf improvisé sur la tombe. C'est ce mouvement de pèlerinage, à la fois familial, communautaire et discret, qui finira par appeler un festival.

Samois, l'île du Berceau, où tout commence

Le premier hommage public à Django se tient le 19 mai 1968 à Samois, pour le quinzième anniversaire de sa mort. Le journal Le Monde du 21 mai titre sobrement « La mémoire de Django célébrée à Samois ». L'événement se passe sur l'île du Berceau, une étroite langue de terre au milieu de la Seine, qu'on rejoint par une simple passerelle depuis le village. À l'époque, le journaliste qui couvre la chose parle d'une simple soirée entre amis. Pour un événement qui deviendra mondial, ce n'est pas un mauvais début.

La soirée se renouvelle de temps en temps, sans périodicité fixe, en 1973, en 1978. Les Amis de Samois, association locale, organisent des rassemblements de plus en plus fournis : des caravanes manouches commencent à débarquer chaque été pour camper sur les rives, jouer la nuit, parler guitare, transmettre la pompe à leurs enfants. Le festival n'existe pas encore officiellement, mais il est déjà là, en germe, sur l'île.

C'est en 1983 que la chose se structure. Un groupe d'amis et d'aficionados, autour de Jean-François Robinet, ancien présentateur de télévision et maire de Samois-sur-Seine, et de Maurice Cullaz, président de l'Académie de Jazz, dépose les statuts de l'Association du Festival Django Reinhardt. L'enregistrement officiel est daté du 22 juillet 1983, siège à la mairie, place de la République. La première édition annuelle se tient l'été suivant.

Un chroniqueur de l'époque écrit : « c'était tellement champêtre, tellement désordonné, mais tellement convaincant et charmant ! ». Le programme se monte avec les bouts de ficelle, la scène est posée sur l'herbe, les preneurs de son se vautrent sur leur console quand il pleut, et personne ne sait vraiment combien de gens vont venir. Le site officiel du festival garde ce souvenir d'amateurisme débonnaire et assumé. Très vite, la formule trouve son public. Un journaliste qualifie l'événement de « plus petit des grands festivals ». La phrase colle à la peau du festival, et finit par devenir, parce que c'était trop joli pour ne pas l'être, une signature officielle.

Trois décennies d'île du Berceau

De 1983 à 2015, le festival vit donc sur l'île. C'est cette époque qui forge sa légende. Le format évolue, passant d'un jour à trois jours, puis à cinq jours à partir de 2010, mais l'ADN ne bouge pas : une scène officielle, où défilent les grands noms du jazz international, et autour, dans les campings, sur les chemins, jusqu'au bord de la Seine, des jam sessions qui ne s'arrêtent jamais.

Sur la scène : Stéphane Grappelli (présent dès les premières éditions, présenté par Claude Nougaro), Babik Reinhardt en présence régulière jusqu'à sa mort en 2001, Stochelo Rosenberg et Biréli Lagrène qui deviennent des habitués, Tchavolo et Dorado Schmitt, Angelo Debarre, les frères Boulou et Elios Ferré, Christian Escoudé. Du côté américain : Chet Baker, Barney Kessel, John McLaughlin, Paco de Lucia. Et des passages plus rares mais marquants : Toots Thielemans, Didier Lockwood, Sanseverino, Thomas Dutronc.

Hors scène, dans les campings, c'est la Mecque mondiale du jazz manouche. Des familles entières débarquent en caravanes des Pays-Bas, d'Allemagne, d'Italie, de Hongrie, d'Espagne, des États-Unis. Les enfants apprennent la pompe à six ans en regardant les anciens. Des amitiés se nouent qui durent toute la vie. Personne ne dort. C'est cette dimension communautaire, plus que les têtes d'affiche, qui fait la réputation internationale du festival.

L'inondation, la sécurité, le déménagement

La fin de l'île arrive sans qu'on l'ait vraiment vue venir, à la fois pour des raisons matérielles et pour des raisons d'époque.

Juin 2016 : la Seine recouvre l'île. Une crue historique noie intégralement l'île du Berceau, à deux semaines de l'ouverture de la 37e édition. L'équipe a quinze jours pour trouver une solution. Elle la trouve : le Parc du Château de Fontainebleau, propriété du Centre des monuments nationaux, ouvre la Prairie du Bois d'Hyver en accueil de substitution. Le festival a lieu, dans l'urgence et l'improvisation, et il a lieu bien. Personne, sur le coup, n'imagine que c'est en réalité la fin de l'aventure samoisienne.

L'année suivante, en janvier 2017, la décision est officialisée : le festival quitte définitivement l'île et s'installe à Fontainebleau. Les raisons sont multiples. L'inondation a montré la fragilité d'un site enclavé dans la Seine, dont l'accès dépend d'une passerelle. Le contexte sécuritaire post-attentats impose des normes Vigipirate qu'une île ne peut pas tenir. Et la logistique du festival, devenue celle d'un événement à plusieurs dizaines de milliers de personnes, ne tient plus dans le format artisanal de l'île.

Le directeur artistique du festival, Sébastien Vidal, en poste depuis 2006 et qui dirige par ailleurs TSF Jazz et le Duc des Lombards, raconte cette époque avec une honnêteté qui mérite d'être citée : « Quitter l'île du Berceau, qui nous accueillait depuis 1968, se départir de ce côté artisanal, a été dur. Tout le monde en est nostalgique. »

La page Facebook du Samois'OFF, programme parallèle gratuit qui animait le village pendant le festival, publie en 2017 un message bref et triste : « Le Samois'OFF 2017 est fini, le festival aussi. Avec le départ du festival… ». Aucune polémique majeure ne sort dans la presse, aucun conflit ouvert entre la mairie de Samois et l'association, mais on sent qu'un certain monde s'achève.

Pour autant, et c'est un point important, le festival n'a jamais coupé les ponts avec Samois. La page de programme officielle du festival garde l'intitulé « SAMOIS ». Une journée d'ouverture à Samois, place de la République, est maintenue de 2018 à 2024. Et la mémoire de Django, elle, reste évidemment au cimetière.

Le festival à Fontainebleau aujourd'hui

Spectateur dans l'herbe sous les arbres au Festival Django Reinhardt à FontainebleauDepuis 2017, le festival a donc trouvé sa nouvelle maison à la Prairie du Bois d'Hyver, dans le parc du Château de Fontainebleau, avenue des Cascades. On y entre par une grille discrète qui donne sur une vaste pelouse bordée par la forêt. Deux scènes : la scène Django, principale, et la scène des Luthiers, plus intimiste, nichée au cœur d'un village d'une vingtaine de fabricants d'instruments venus pour quatre jours.

La cinquantième édition, en 2018, a fait l'ouverture grand format de la nouvelle ère, avec George Benson, Marcus Miller, Biréli Lagrène, Snarky Puppy, Gary Clark Jr. La quarantième numérotation séquentielle, en 2019, recevait Parov Stelar, Ibrahim Maalouf, Thomas Dutronc et les Esprits Manouches, Tom Misch. Puis sont venues les deux années COVID qui ont privé le festival de ses éditions 2020 et 2021, sans qu'on retrouve d'ailleurs de communiqué officiel d'annulation pour 2021 (le saut de numérotation, de la quarantième édition de 2019 à la quarante-deuxième édition de 2022, le confirme indirectement).

Depuis le retour de 2022, le festival a retrouvé un rythme de croisière confortable et une affiche qui fait du bien à un mélomane curieux. Jamie Cullum, Ibrahim Maalouf, Stochelo Rosenberg, Melody Gardot en 2022. Gregory Porter, Dee Dee Bridgewater, GoGo Penguin, Avishai Cohen, Fatoumata Diawara en 2023, avec environ vingt mille spectateurs sur les quatre jours. Melody Gardot, Black Pumas, Rodrigo y Gabriela, Jalen Ngonda, Angelo Debarre en 2024, dix-sept mille spectateurs. Marcus Miller, Cécile McLorin Salvant, Chucho Valdés, Salif Keita, Kokoroko, AYỌ en 2025.

Le pari de la programmation est devenu lisible avec les années. La scène Django ne joue plus seulement du jazz manouche. Elle fait converger, autour du nom de Django, tout ce qui dans la musique d'aujourd'hui tient encore du croisement, du métissage, du swing au sens large. On peut y entendre du soul, du funk, du jazz nord-américain, des musiques du monde, du chant brésilien, du folk israélien. Et au milieu de ce vaste panorama, la scène des Luthiers continue de porter le cœur historique manouche, avec les héritiers directs, les ateliers, les jeunes guitaristes qu'on entend en concours du Tremplin des Luthiers, les démonstrations de fabricants d'instruments.

Le profil du public

Le festival a réussi cette chose rare : il s'adresse en même temps au public manouche historique, qui campe ou loge à proximité et passe trois jours sur place, au public jazz curieux, qui vient pour Cécile McLorin Salvant ou Avishai Cohen sans connaître Django plus que ça, et au public local bellifontain, qui découvre l'événement parce qu'il habite à dix minutes à pied. Cette mixité fait l'ambiance de la Prairie : on y croise les générations, les langues, les styles d'écoute, tout ça sur la même pelouse.

L'organisation est portée par l'Association du Festival Django Reinhardt, dont le siège est resté à Samois-sur-Seine (rue Victor Chevin). Jean-Pierre Guyard est directeur de publication, Sébastien Vidal dirige la programmation depuis vingt ans cette année. Les soutiens institutionnels viennent principalement de la Région Île-de-France, du Département de Seine-et-Marne, de la Ville de Fontainebleau, de la SACEM et de partenaires privés.

Le festival dans la planète manouche

Saxophone ténor doré au Festival Django Reinhardt, jazz à FontainebleauPour comprendre pourquoi ce festival n'est pas un festival de jazz comme les autres, il faut faire un pas de côté et regarder la carte mondiale du jazz manouche.

Il y a, en gros, quatre ou cinq grands rendez-vous internationaux par an pour cette communauté musicale très spécifique. DjangoFest Northwest, à Langley dans l'État de Washington, est la grande référence nord-américaine, organisée à l'automne dans une petite ville insulaire qui rappelle d'ailleurs Samois. Django à la Chope, à Bruxelles, animait la mi-mai jusqu'à son arrêt en 2022. Des rassemblements plus confidentiels existent aux Pays-Bas, en Allemagne, en Hongrie, en Italie, en Australie même.

Mais aucun de ces festivals ne dispose de ce que Fontainebleau possède : la légitimité du lieu. Django a vécu à Samois, il y est mort, il y est enterré, son fils et son frère reposent avec lui. Le festival, même délocalisé à Fontainebleau, garde ce lien physique avec l'endroit où s'est éteint l'inventeur du genre. C'est cette légitimité géographique qui fait que des familles manouches d'Amsterdam, de Munich, de Budapest considèrent Fontainebleau comme un passage obligé au moins une fois dans leur vie musicale.

L'autre marque distinctive est la dimension de transmission. Le festival n'a jamais été seulement une vitrine. Les jam sessions historiques de Samois jouaient ce rôle. À Fontainebleau, la fonction est aujourd'hui assurée par la scène des Luthiers, par le Tremplin des Luthiers (concours réservé aux jeunes artistes), par les masterclasses de figures comme David Reinhardt, petit-fils de Django et guitariste contemporain, et par les ateliers pédagogiques organisés en parallèle avec les écoles de musique. C'est important : le jazz manouche est l'un des rares genres musicaux dont la transmission se fait encore quasi exclusivement à l'oreille, de génération en génération. Sans des rendez-vous comme Fontainebleau, cette chaîne se fragiliserait.

Mémoire, pèlerinage, et le village où tout reste

Guitare manouche posée contre une stèle, hommage au pèlerinage du jazz à SamoisSi vous venez au festival depuis Paris ou ailleurs, et que vous avez deux heures à tuer un dimanche matin avant la première scène, faites le détour par Samois-sur-Seine. C'est à dix minutes en voiture de Fontainebleau, et même en transport en commun ce n'est pas compliqué.

La tombe de Django, mode d'emploi. Au cimetière communal de Samois-sur-Seine, carré V. Elle n'est pas spectaculaire. Une pierre, le nom, les dates. Sophie sa femme, Joseph son frère, Babik son fils, qui sont là aussi. Parfois des guitares déposées par des visiteurs, parfois des fleurs, parfois rien. Le 16 mai, jour anniversaire de la mort, il y a souvent quelques musiciens qui jouent autour, sans organisation officielle, parce que c'est comme ça depuis 1953 et que ça continuera comme ça.

Au village, vous trouverez ensuite le Foyer Django Reinhardt, au 2 rue Gambetta, une ancienne boulangerie reprise par la commune, qui sert de salle de projection et d'exposition. Pendant la semaine du festival, on y trouve une exposition photo rétrospective sur les éditions de Samois. Le reste de l'année, le lieu fonctionne comme bibliothèque et lieu d'animation.

La maison de Django, rue du Bas-Samois, existe toujours. Son statut juridique actuel n'est pas documenté publiquement, et il vaut mieux ne pas s'y inviter sans raison. Disons que vous passerez devant en remontant vers l'auberge, et que vous saurez. Quant à Chez Fernand, l'auberge où Django recevait, jouait, peignait et où il s'est effondré, elle a changé plusieurs fois de mains depuis 1953. Mais le bord de Seine, lui, n'a pas vraiment bougé.

Pour les éditions Samois plus anciennes, la Médiathèque Municipale de Fontainebleau conserve l'ouvrage de référence de Jean-François Robinet, 50 ans de Festival Django Reinhardt : 1968-2018, publié pour le cinquantième anniversaire. Si vous voulez plonger sérieusement dans les archives, c'est par là qu'il faut commencer.

Infos pratiques pour vivre le festival

L'édition de l'année se tient toujours fin juin, en général la dernière semaine. Quatre jours, du jeudi au dimanche, sur la Prairie du Bois d'Hyver, à l'intérieur du parc du Château de Fontainebleau, avenue des Cascades. Le site est accessible à pied depuis la gare de Fontainebleau-Avon en une vingtaine de minutes, par le centre-ville.

Billetterie

Trois formats de billets coexistent en général. Le pass quatre jours, qui démarre autour de 135 euros et donne accès aux deux scènes pour toute la durée. Le pass deux jours, autour de 70 euros, pour ceux qui veulent en faire un week-end sans aligner la semaine entière. Le pass journée, de 40 à 52 euros selon les jours et les têtes d'affiche. La gratuité s'applique aux moins de treize ans. La billetterie ouvre généralement en début d'année, et les pass quatre jours partent rapidement quand l'affiche est très demandée.

Où réserver vos billets. Le plus simple : la billetterie officielle du festival, sur le site de l'association. Vous y trouverez tous les formats à jour, dont les éventuelles offres last minute. Le festival est également distribué sur Fnac Spectacles si vous avez déjà un compte chez eux. Pour les têtes d'affiche très demandées (cette année Asaf Avidan et Cory Wong), réservez sans attendre l'avant-veille.

Comment venir

Si vous arrivez en train, c'est la gare de Fontainebleau-Avon depuis la Gare de Lyon, en quarante minutes. De la gare, le château est à environ vingt minutes à pied par l'avenue Franklin Roosevelt, ou trois stations en bus sur la ligne 1. Si vous arrivez en voiture, le parking le plus proche du site est celui des Maréchaux, à cinq minutes de l'entrée festival.

Où dormir

Quatre jours en pleine saison, mieux vaut s'y prendre quelques semaines à l'avance : Fontainebleau est saturé fin juin entre le festival, les jardins du Château et les week-ends de grimpeurs. Trois bonnes adresses, par gammes :

Où manger entre deux scènes

Le festival a sa propre offre de food trucks et stands sur place, mais beaucoup de festivaliers préfèrent profiter du centre-ville à la pause déjeuner, le Château étant à dix minutes de la rue Grande. Quelques valeurs sûres :

Et si vous tombez sur un samedi de pluie

Le festival se tient en grande partie sous tentes et chapiteaux, donc une averse de juin n'annule rien. Mais si vous avez la journée du jeudi ou du dimanche à organiser et que la météo vous joue des tours, vous pouvez composer votre journée avec notre antisèche sur ce qu'on fait à Fontainebleau quand il pleut.

Pour finir, brièvement

Le Festival Django Reinhardt a survécu à beaucoup de choses : un fondateur mort à quarante-trois ans dont il fallait honorer la mémoire sans le caricaturer, une île qui se noie, un déménagement qui aurait pu casser la magie, deux années sans édition, des changements d'époque et d'affiche. Il est toujours là, fin jui

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