Juin 1815. Après Waterloo, Napoléon abdique et se livre aux Anglais, qui l’envoient au bout du monde, sur l’île de Sainte-Hélène. Il n’a plus d’armée, plus de sabre, mais il lui reste une arme : la plume d’Emmanuel de Las Cases, compagnon de captivité et écrivain à succès, à qui il dicte ses souvenirs. « La Dictée », écrite et mise en scène par Nathalie Ganem, raconte ce dernier combat, celui de la postérité.
Le propos est fascinant : sous la plume habile de Las Cases, une vie déjà hors normes devient une épopée, puis un mythe, et un best-seller. C’est sur ce rocher perdu au milieu de l’océan que naît la légende napoléonienne, et la pièce nous installe dans la pièce où elle s’écrit, face à face entre deux hommes.
Sur scène, Sylvain Marceaux et Nicolas Moulet portent ce duo pendant 1h20, pour la NG Compagnie. À Fontainebleau, la ville où Napoléon fit ses adieux à la Garde, le sujet résonne forcément un peu plus qu’ailleurs.
La représentation est programmée le samedi soir des Impériales de Fontainebleau, le week-end napoléonien de la Ville consacré cette année à l’armée de l’Empereur : de quoi finir une journée de conférences et de jeux de stratégie au Théâtre municipal de Fontainebleau. Les places vont de 10 à 30 € selon la catégorie et le tarif (plein ou réduit), et se prennent sur la billetterie en ligne du Théâtre municipal.
Écrivez-moi en quelques mots, je vous réponds personnellement.