{"id":11747,"date":"2026-06-09T18:14:11","date_gmt":"2026-06-09T16:14:11","guid":{"rendered":"https:\/\/fontyblog.fr\/fr\/?page_id=11747"},"modified":"2026-06-09T18:58:29","modified_gmt":"2026-06-09T16:58:29","slug":"feuilleton-ete-2026","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/fontyblog.fr\/fr\/feuilleton-ete-2026\/","title":{"rendered":"L&#8217;Intaille de Fontainebleau \u2014 \u00c9pisode 1 : S\u00e9n\u00e9chal"},"content":{"rendered":"<div class=\"fyblog-feuilleton\">\n<div class=\"fy-masthead\" style=\"text-align:center;margin:4px 0 32px;\">\n<div style=\"font-size:30px;line-height:1.05;color:#19514D;font-weight:800;letter-spacing:1px;text-transform:uppercase;\">Feuilleton Fontyblog<\/div>\n<div style=\"font-size:15px;letter-spacing:4px;text-transform:uppercase;color:#226D68;font-weight:600;margin-top:8px;\">\u00c9t\u00e9 2026<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"fy-intro\">\n<p>Il y a treize ans, je suis arriv\u00e9 \u00e0 Fontainebleau et j'en suis tomb\u00e9 amoureux. Cet attachement a fini par donner Fontyblog. Il me restait un r\u00eave&nbsp;: faire vivre des histoires dans cette ville que j'aime tant. Voici donc le feuilleton de l'\u00e9t\u00e9 &mdash; une fiction que j'ai \u00e9crite pour Fontainebleau, et pour vous qui l'aimez autant que moi.<\/p>\n<p>Vous y croiserez des lieux qui existent vraiment et d'autres que j'ai invent\u00e9s&nbsp;; je vous laisse deviner lesquels. J'esp\u00e8re que cette intrigue, qui se noue dans notre sympathique petite ville, saura vous accompagner tout au long de l'\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p class=\"fy-sign\">&mdash;&nbsp;Emmanuel<\/p>\n<\/div>\n<header class=\"fy-head\">\n<h1 class=\"fy-serie\">L'Intaille de Fontainebleau<\/h1>\n<p class=\"fy-episode\">\u00c9pisode 1 &mdash; <em>S\u00e9n\u00e9chal<\/em><\/p>\n<\/header>\n<hr class=\"fy-sep\">\n<div class=\"fy-body\">\n<p>Trois semaines et demie que je suis l\u00e0, et je n'ai toujours pas trouv\u00e9 le bon endroit pour le balai. Hier soir, je l'avais laiss\u00e9 contre la porte du fond, geste de fatigue. Ce matin, en arrivant, je manque de me l'envoyer dans le menton. Ma grand-tante L\u00e9onie consignait tout dans des carnets, je le sais de ma m\u00e8re. Le carnet du rangement tra\u00eene forc\u00e9ment dans la boutique, entre un Larousse de 1962 et un vieux Guide bleu Espagne. Je le retrouverai un jour.<\/p>\n<p>Sept heures vingt. Le caf\u00e9 passe, je rel\u00e8ve les rideaux, je pose la pancarte &#8220;Ouvert&#8221; sur la table de pr\u00e9sentation. Les premiers v\u00e9los passent rue des Sablons, sans h\u00e2te, en direction de la gare. Je me dis tous les matins que je vais m'installer une chaise dehors pour les regarder. Tous les matins, je rentre m'asseoir derri\u00e8re le comptoir.<\/p>\n<p>L'air, en juin, \u00e0 sept heures, a une qualit\u00e9 de papier qui sort de presse. Du pli encore ti\u00e8de. Mon ancien m\u00e9tier m'a appris \u00e0 voir un trottoir comme une sc\u00e8ne, \u00e0 compter les terrasses qui se remplissent, \u00e0 noter quel commerce ouvre cinq minutes avant les autres. Ici, je d\u00e9sapprends. Je sors le panier d'osier des livres \u00e0 un euro pour les ados du lyc\u00e9e, je dispose une pile de po\u00e9sie contemporaine que personne ne prendra mais que j'aime regarder, je verse mon premier caf\u00e9 dans une tasse trop grande, celle de tante L\u00e9onie, \u00e0 anse cass\u00e9e et recoll\u00e9e \u00e0 l'\u00e9poxy. Je suis nouvelle libraire. Je commence \u00e0 comprendre que je ne le suis pas encore.<\/p>\n<p>\u00c0 huit heures vingt, une femme entre, h\u00e9site devant la table des nouveaut\u00e9s, prend un Vargas, le tourne, le repose, ressort. C'est le troisi\u00e8me Vargas repos\u00e9 cette semaine. Je ne sais pas encore si je dois reculer la pile ou l'avancer. Tante L\u00e9onie aurait su. Tante L\u00e9onie est morte en f\u00e9vrier, sans laisser d'instructions, ce qui ressemble \u00e0 ce que je connais d'elle.<\/p>\n<p>Camille d\u00e9barque vers onze heures, en blouse, un sachet \u00e0 la main et l'air d'une qui ne s'arr\u00eatera pas longtemps.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 S\u00e9n\u00e9chal, dit-elle. Je peux pas rester. Vingt minutes, montre en main.<\/p>\n<p>Elle pose le sachet sur le comptoir. Cerises. Maman a son cerisier qui croule, ajoute-t-elle. Tu vas en avoir pour la semaine.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Je vais les manger toute seule, Camille. Ne surestime pas le temps que \u00e7a va me prendre, pas s\u00fbr que j'en laisse \u00e0 Hugo.<\/p>\n<p>Elle rit vite, du bout des dents. Camille est infirmi\u00e8re \u00e0 l'h\u00f4pital de Fontainebleau, et m\u00eame en pause elle a l'air de tenir tout son service \u00e0 elle seule. Je verse deux caf\u00e9s sans demander, parce qu'elle ne demandera pas. Elle se hisse sur le tabouret.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 T'as bonne mine, dis donc. Le grand air te va bien.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 C'est l'inqui\u00e9tude de la nouvelle patronne. Je dors mal.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Tu dormais mal \u00e0 Paris aussi. Au moins ici c'est joli quand tu te r\u00e9veilles.<\/p>\n<p>On se sourit. Elle baisse les yeux sur sa tasse, les rel\u00e8ve. Les rebaisse. Sa cuill\u00e8re tourne deux fois trop.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Bruno a pris cinq gardes de nuit ce mois-ci.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Cinq.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Cinq, oui.<\/p>\n<p>Elle dit \u00e7a sans appuyer, comme on annonce la m\u00e9t\u00e9o. Je la connais depuis le CE2, je la vois venir m\u00eame quand elle ne dit rien. Elle reprend, sans me regarder :<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 L\u00e9o a eu sept ans la semaine derni\u00e8re. Bruno avait promis d'\u00eatre l\u00e0 pour le g\u00e2teau. Il a appel\u00e9 \u00e0 dix-neuf heures pour dire qu'il \u00e9tait retenu. L\u00e9o n'a rien dit, c'est \u00e7a qui m'a tu\u00e9e. Hier soir, en s'endormant, il m'a dit que c'\u00e9tait pas grave que son p\u00e8re soit pas l\u00e0 pour le d\u00eener. C'est pas grave. T'imagines \u00e7a ?<\/p>\n<p>Elle s'arr\u00eate, sourit pour me dire qu'elle ne va pas continuer, et continue.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Je me demandais si ce serait pas plus simple de&#8230; bon.<\/p>\n<p>Le &#8220;bon&#8221; tombe \u00e0 plat. Elle regarde la pile \u00e0 droite de la caisse, change de sujet.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Tu as rachet\u00e9 ?<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Une dame de Massy a vid\u00e9 la biblioth\u00e8que de son p\u00e8re. Six cartons. Pas tout \u00e0 garder mais il y a deux ou trois p\u00e9pites.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Tu as encore le temps, toi, de regarder ces choses.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 C'est mon m\u00e9tier, Camille.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Ton m\u00e9tier, c'est r\u00e9cent.<\/p>\n<p>Elle dit \u00e7a gentiment, mais elle pense ce qu'elle dit. Elle hoche la t\u00eate, boit son caf\u00e9 trop chaud, repose la tasse.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Bon, j'y vais. Je suis de quatorze \u00e0 vingt-deux ce soir.<\/p>\n<p>Elle se l\u00e8ve, prend cinq cerises pour la route, m'embrasse en vitesse et part en courant.<\/p>\n<p>Je rince les deux tasses. Au fond de la sienne, le sucre s'est d\u00e9pos\u00e9 en couche. Camille avait sucr\u00e9 son caf\u00e9 ce matin. Elle qui ne sucre jamais son caf\u00e9.<\/p>\n<p>La pile de la dame de Massy occupe la moiti\u00e9 de la table. \u00c7a va me prendre la semaine. Je trie en d\u00e9but d'apr\u00e8s-midi, caf\u00e9 froid \u00e0 port\u00e9e, crayon dans le chignon. La r\u00e8gle est simple. La gauche, le neuf d\u00e9guis\u00e9, \u00e0 remettre en rayon avec un prix de seconde main. Le centre, le patrimoine, qui rejoindra le fonds. La droite, l'invendable, \u00e0 laisser en libre service dans le bac sur le trottoir.<\/p>\n<p>Au troisi\u00e8me carton, je marque une pause. Le caf\u00e9 est froid, je le r\u00e9chauffe, je passe au fonds personnel de L\u00e9onie, sur l'\u00e9tag\u00e8re du mur. Deux cents volumes que je catalogue par paquets de dix depuis trois semaines. J'en tire un M\u00e9rim\u00e9e reli\u00e9, format moyen, demi-chagrin vert, dos pass\u00e9. La page de garde est annot\u00e9e \u00e0 l'encre noire de L\u00e9onie. Pas de tampon, pas de prix au crayon. Le fonds personnel ne se m\u00e9langeait pas au stock. Je commence \u00e0 le comprendre.<\/p>\n<p>Je l'ouvre, par r\u00e9flexe d'archiviste qui regarde o\u00f9 \u00e7a craque. Page cent quatre, une feuille pli\u00e9e en quatre. Papier \u00e9pais, verg\u00e9, vieux d'une dizaine d'ann\u00e9es peut-\u00eatre. L'\u00e9criture de L\u00e9onie, h\u00e2tive cette fois. Pas la calligraphie soign\u00e9e des d\u00e9dicaces. Une note de travail.<\/p>\n<p>Cornaline, profil \u00e0 dextre, dix-huit sur quatorze millim\u00e8tres, monture or jaune piqu\u00e9 grain d'orge, signature grecque deux caract\u00e8res angles bas, \u00e9tat frais. Mus\u00e9e Napol\u00e9on Premier, vitrine 12. Sur la m\u00eame ligne, plus serr\u00e9, comme rajout\u00e9 apr\u00e8s coup : \u00e0 v\u00e9rifier, ne pas.<\/p>\n<p>Le &#8220;ne pas&#8221; reste suspendu. Pas de virgule, pas de suite. L\u00e9onie \u00e9crivait beaucoup, classait peu, finissait rarement, para\u00eet-il. Je n'ai jamais eu de conversation suivie avec elle. Trois ou quatre d\u00e9jeuners de famille, espac\u00e9s, gentils, brefs. Elle me disait, \u00e0 chaque fois : Iris, vous me ressemblez en plus tendue. Et je riais.<\/p>\n<p>Je relis. L\u00e9onie a vu l'objet dans sa vitrine, elle l'a not\u00e9 avec pr\u00e9cision, elle a \u00e9crit en bas qu'il fallait v\u00e9rifier quelque chose. Et ne pas faire quelque chose d'autre. Sans dire quoi.<\/p>\n<p>Je replie la feuille. Je la pose dans le tiroir du comptoir, sous les enveloppes de la veille. Je rangerai mieux ce soir. Une note gliss\u00e9e dans un M\u00e9rim\u00e9e, \u00e7a n'est pas, en soi, une affaire.<\/p>\n<p>Hugo arrive \u00e0 trois heures moins le quart, charg\u00e9 d'un sac trop grand pour son dos. Il l'\u00e9crase sous le comptoir, sort un classeur qu'il pose dans le coin caf\u00e9.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Je te pr\u00e9viens, j'ai cours de droit public \u00e0 dix-neuf heures. Si tu veux que je ferme, faut que je file \u00e0 dix-huit.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Tu files \u00e0 dix-huit. Je reste un peu derri\u00e8re.<\/p>\n<p>Il hoche la t\u00eate, prend un livre dans la pile centrale, le repose, en prend un autre. Il a une fa\u00e7on de toucher les livres comme s'il les rendait \u00e0 eux-m\u00eames. C'est un d\u00e9tail que j'ai mis dix jours \u00e0 voir.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 T'as boss\u00e9 ton oral hier soir ?<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 J'ai dormi sur mes fiches. Si je rate l'oral, je dirai \u00e0 la prof que c'est ta faute.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Tr\u00e8s bien. Je dirai \u00e0 la prof que tu confonds Tocqueville et Talleyrand.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Ha ha.<\/p>\n<p>Il rit, sinc\u00e8re, d\u00e9voile une dent du fond.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 T'as eu Madame Vilars, ce matin ?<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Madame Vilars ?<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 La dame de la rue Royale, elle vient le mardi \u00e0 dix heures, deux Modiano, jamais le m\u00eame. Elle a un Modiano \u00e0 acheter avant la fin du printemps, c'est ce qu'elle m'a dit la semaine derni\u00e8re.<\/p>\n<p class=\"fy-dlg\">\u2014 Pas vue.<\/p>\n<p>Je note. Le mardi, \u00e0 dix heures, Madame Vilars, deux Modiano. L'Institut d'\u00e9tudes politiques de Fontainebleau, Sciences Po comme disent les gens du coin, est \u00e0 deux pas. Il lui a appris \u00e0 classer, mais il classait d\u00e9j\u00e0, je crois.<\/p>\n<p>J'aime fermer derri\u00e8re Hugo. V\u00e9rifier les rayons, redresser une \u00e9tag\u00e8re, ranger les enveloppes de la veille avec la note pli\u00e9e, que je glisse plus profond, sans r\u00e9fl\u00e9chir. \u00c0 dix-neuf heures, je tire le rideau, je tourne la cl\u00e9. Dehors, l'air a ti\u00e9di. La rue des Sablons respire, vid\u00e9e de ses derniers passants, comme toutes les rues qu'on a rendues aux pi\u00e9tons et que les voitures ont oubli\u00e9es.<\/p>\n<p>C'est au bout de la rue, vers la place, que je la reconnais. Elle sort d'une porte coch\u00e8re, une de ces grandes portes d'immeuble qu'on ne remarque jamais, et s'arr\u00eate sur le pas pour t\u00e9l\u00e9phoner. Le manteau d'abord. Une coupe nette, taill\u00e9e pour ailleurs, un rien trop habill\u00e9e pour une rue de Fontainebleau en juin. Puis le profil, qui se tourne \u00e0 moiti\u00e9, le t\u00e9l\u00e9phone pos\u00e9 \u00e0 plat dans la paume ouverte, tourn\u00e9e vers le ciel, retenu du pouce, de l'index et du majeur, ce geste que personne ne fait sauf elle.<\/p>\n<p>Au-dessus de la porte, une enseigne sobre, du genre espace de travail partag\u00e9, bureaux \u00e0 l'heure ou au mois. Je connais ces endroits. On n'en sort pas par hasard. On y loue une place, on y revient, on s'y installe. Mon \u0153il enregistre tout \u00e7a par vieux r\u00e9flexe de l'ancien m\u00e9tier, avant m\u00eame que j'aie d\u00e9cid\u00e9 d'y faire attention.<\/p>\n<p>Je m'arr\u00eate. Elle ne me voit pas. Elle range son t\u00e9l\u00e9phone et tourne au coin de la rue de la Paroisse.<\/p>\n<p>Ce soir, je ne rentre pas par la place.<\/p>\n<\/div>\n<p class=\"fy-asuivre\" style=\"text-align:center;font-size:20px;font-style:italic;color:#226D68;font-weight:600;letter-spacing:1px;margin:38px 0 6px;\">\u00c0 suivre\u2026<\/p>\n<p class=\"fy-copy\">\u00a9 2026 Emmanuel Parrou \/ Fontyblog \u2014 Tous droits r\u00e9serv\u00e9s.<\/p>\n<div class=\"fy-cta\">\n<h2 class=\"fy-cta-title\">Ne ratez pas la suite<\/h2>\n<p class=\"fy-cta-lead\">Le chapitre 2 para\u00eet vendredi. 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Cet attachement a fini par donner Fontyblog. Il me restait un r\u00eave&nbsp;: faire vivre des histoires dans cette ville que j&#8217;aime tant. Voici donc le feuilleton de l&#8217;\u00e9t\u00e9 &mdash; une fiction que j&#8217;ai \u00e9crite pour Fontainebleau, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":65,"featured_media":11752,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_seopress_titles_title":"","_seopress_titles_desc":"","_seopress_robots_index":"","_seopress_robots_follow":"","_seopress_robots_imageindex":"","_seopress_robots_snippet":"","_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_robots_breadcrumbs":"","_seopress_robots_freeze_modified_date":"","_seopress_robots_custom_modified_date":"","_seopress_robots_canonical":"","_seopress_social_fb_title":"","_seopress_social_fb_desc":"","_seopress_social_fb_img":"https:\/\/fontyblog.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/lintaille-de-fontainebleau-couverture.png","_seopress_social_fb_img_attachment_id":0,"_seopress_social_fb_img_width":0,"_seopress_social_fb_img_height":0,"_seopress_social_twitter_title":"","_seopress_social_twitter_desc":"","_seopress_social_twitter_img":"https:\/\/fontyblog.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/lintaille-de-fontainebleau-couverture.png","_seopress_social_twitter_img_attachment_id":0,"_seopress_social_twitter_img_width":0,"_seopress_social_twitter_img_height":0,"_seopress_redirections_value":"","_seopress_redirections_enabled":"","_seopress_redirections_enabled_regex":"","_seopress_redirections_logged_status":"","_seopress_redirections_param":"","_seopress_redirections_type":0,"_seopress_analysis_target_kw":"","_seopress_news_disabled":"","_seopress_video_disabled":"","_seopress_video":[],"_seopress_pro_schemas_manual":[],"_seopress_pro_rich_snippets_disable_all":"","_seopress_pro_rich_snippets_disable":[],"_seopress_pro_schemas":[],"_jet_sm_ready_style":"","_jet_sm_style":"","_jet_sm_controls_values":"","_jet_sm_fonts_collection":"","_jet_sm_fonts_links":"","iawp_total_views":12,"footnotes":""},"class_list":["post-11747","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"_hostinger_reach_plugin_has_subscription_block":false,"_hostinger_reach_plugin_is_elementor":false,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fontyblog.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/11747","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fontyblog.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/fontyblog.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fontyblog.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/65"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fontyblog.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=11747"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/fontyblog.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/11747\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11751,"href":"https:\/\/fontyblog.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/11747\/revisions\/11751"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fontyblog.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/11752"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fontyblog.fr\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=11747"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}